Recherche des 213 Wê massacrés par les pro-Ouattara: Déjà 47 corps identifiés

Publié le par GUILLAUME DELLOH

 

Le corps d
Le corps d'un WÊ carbonisé au camp de Nahibly-Duekoué par les Dozos et FRCI, le 20 juillet 2012.

Le 04 août 2012 par Notre voie - «Le travail avance. Nous avons investi toutes les forêts, tous les villages et tous les coins pour retrouver et identifier les corps qu’on aurait pas encore vus mais aussi retrouver les milliers d’enfants,

d’hommes et de femmes portés disparus». C’est un humanitaire proche des Nations-Unies qui nous parlait ainsi en milieu de semaine, manière pour lui de nous rassurer sur ce qui se fait pour éclairer l’opinion sur le massacre du camp de Nahibly. Sa structure est actuellement à l’ouest, précisément dans le département de Duékoué où, le 20 juillet dernier au matin, plus de 300 personnes (toutes des Malinké) venues du quartier Kokoman, appuyées de dozos et de Frci, ont attaqué et incendié le camp des déplacés internes de Nahibly. Selon tous les témoignages et les rapports de l’Onuci qui gardait le camp, les assaillants ont été aidés par les Frci et les dozos qui ont pris le soin d’encercler le camp pour ne permettre aucune fuite d’aucun réfugié. Bilan de cette barbarie indescriptible : 213 Wê tués et plus de 1000 disparus.

Selon cet humanitaire, sur les quelque 5000 déplacés qui habitaient le camp de Nahibly, plus de 3000 ont été pour le moment retrouvés. Les recherches continuent pour localiser les 2000 autres restants.

En attendant le résulat du «ratissage» des humanitaires qui ont le soutien de l’Onuci, les populations ont pu identifier 47 des nombreux corps éparpillés à travers la forêt autour du camp. Vu que certains corps ont été calcinés et d’autres découpés à la machette, il a été impossible aux Wê d’identifier tous les corps (voir tableau).

Au fur et à mesure que les découvertes macabres se feront, nous les mettrons à la disposition de l’opinion publique mais aussi du pouvoir Ouattara qui a choisi, une fois encore, de banaliser la mort d’Ivoiriens parce qu’ils ne sont pas des «rattrapés». Tout ça est proprement scandaleux !

Abdoulaye Villard Sanogo

Publié dans Cote d'ivoire

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