QUI EST MON PROCHAIN?

Publié le par GUILLAUME DELLOH


En relisant récemment le Livre de Luc dans la Bible du chapitre 10:25-37, j’ai été tellement surpris par la découverte que je souhaitais le partager avec vous.

QUI EST MON PROCHAIN

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J’ai toujours considéré le prochain comme étant l’autre, celui qui vient en face, celui qui est juste à cote de moi etc.

Apres avoir lu cet enseignement que Jésus Christ a donné à un homme de la loi qui tentait de lui tendre un Piège, j’ai été vraiment édifié du sens que Jésus a donné au Prochain et qu’il fallait appliquer lorsqu’il dit à la fin de l’enseignement je cite « Va et fais de même »

Jésus pour mieux faire comprendre le sens du Prochain à cet homme de la loi qui lui a posé la question de savoir « Que dois-je faire pour avoir la vie éternelle ? » lui a répondu : Qu’est-il écrit dans notre loi ? Comment la comprends-tu quand tu la lis ?

Et l’homme de la loi de répondre « Tu dois aimer le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme, de toute ta force et de tout ton esprit. » Et aussi « Tu dois aimer ton prochain comme toi-même. »

La réponse de Jésus arrive sans attendre : Tu as bien répondu, Fais cela et TU VIVRAS.

Mais comme le passage poursuit, le maitre de la loi qui voulait avoir raison sur Jésus lui demanda : « Qui est mon prochain ? »

C’est ainsi que pour répondre à la question, Jésus raconta l’histoire du bon Samaritain qui n’est du tout long et que ceux qui désirent lire ou relire pourront retrouver dans du verset 30 à 35.

La question fondamentale ici est qui est mon prochain ?

A la lumière de l’histoire du bon Samaritain et la réaction rapide de Jésus quand le maitre de la loi a donné la réponse, verset 36 à 37, il n’y a plus d’ambiguïté à mon niveau.

Le prochain, c’est mon Bienfaiteur.

Pour mieux faire comprendre, revenons sur les versets en question (36 et 37) qui disent :

Jésus ajouta : Lequel de ces 3 te semble avoir été le prochain de l’homme attaqué par les brigands ?

Le maitre de la loi répondit : « Celui qui a été bon pour lui »


Jésus lui dit alors : Va et fais de même

C’est donc clair, mon Prochain c’est celui qui m’a fait du bien, celui qui a été bon pour moi, celui qui m’a soigne, celui qui m’a hébergé, celui qui m’a donné une portion de terre afin de pouvoir nourrir ma petite famille, celui qui a aidé à scolariser mes enfants, celui m’a permis d’éviter la déchéance etc. etc.

Le commandement dit donc que nous devons aimer notre prochain comme nous même.

En d’autre terme, si nous ne respectons pas ce commandement, nous le violons et si nous le violons cela signifie que nous sommes passibles de châtiment. Si nous ne sommes pas reconnaissants envers notre prochain, cela s’appelle ingratitude qui devient une violation automatique du deuxième Grand commandement que tout croyant se doit de Respecter.

Ici je parle de croyant selon les principes de la religion, mais même dans la vie profane, n’est-il pas logique et correcte que lorsque quelqu’un vous fait du bien, il faut lui en être reconnaissant ? À plus forte raison quand on dit qu’on croit en Dieu et selon n’importe quelle religion dont le fondement est base sur l’amour des uns envers les autres ?

Dans le déroulement de cette crise de notre pays, la Cote d’Ivoire, que nous vivons, beaucoup de choses sont dites, beaucoup de raisons sont données pour justifier les actes que les uns et les autres posent.

On va même justifier les actes d’atrocités commises par le fait que ce pays, la cote d’ivoire, a été construit par toute la sous-région et donc les pays voisins se doivent d’intervenir de façon tonitruante dans tous les débats et même de participer directement au conflit.

Se pose t- on la question de savoir en retour le bénéfice qu’on a tiré pour soi et pour son propre pays en venant « aider à construire » ce pays comme ils le disent ? Se pose-t-on la question de savoir ce que ce pays a fait aussi pour la construction aussi de son propre pays d’origine ? Ne pas reconnaitre cela et participer d’une manière ou d’une autre à la destruction de la Cote d’Ivoire s’appelle de l’ingratitude passible d’un châtiment de Dieu.

En interne, on entend maintenant dire par certains frères du nord, que, étant ivoirien, ils ont le droit de s’installer partout sur le territoire, ce qui est normal et même encourageant pour le véritable brassage et même la construction de la véritable nation ivoirienne. C’est d’ailleurs pour cela que les peuples des autres régions les ont accueillis à bras grandement ouvert, les ont laissé s’établir, fonder des familles, construire leur propre quartier, puisque généralement ils préfèrent se regrouper en communauté au lieu de véritablement « se mélanger » aux autres. Dans quel petit village du sud (comme on est obligé de parler ainsi maintenant, vraiment dommage!) ne trouve-t-on pas un «dioulabougou» et même un koffikro, yaokro, konankro etc? Dans n’importe quel petit village dans la région « sud » du pays ? Qu’est-ce que ces régions n’ont pas apporté à chacune de ces personnes et leur famille ainsi et par extension à leur propre région d’origine, le Nord ? Si ces personnes qui ont fait fortune dans la région de leurs hôtes n’ont pas eu la présence d’esprits d’apporter leur pierre à la construction de leur propre région d’origine, à qui la faute ? Ce serait ingrat de leur part de dire aujourd’hui qu’ils n’ont rien bénéficié du tout durant toutes ces années, qu’ils ont été des laissés pour compte alors que dans tous les gouvernements qui se sont succédés d’Houphouët à Bédié en passant par Gbagbo, toutes les régions ont été bel et bien représentées dans les gouvernements, dans les grandes institutions et dans les hauts postes du pays. Ce serait ingrat de dire aujourd’hui qu’on a rien bénéficié des autres, qu’on a été des laissés pour compte dans la gestion du pays et dans la construction de sa propre région et justifier la destruction de son propre pays par des actes et des réflexions de ce genre. Ceci est donc passible de châtiment de Dieu.

On ne peut pas avoir été hébergé par quelqu’un avoir bénéficié du minimum pour démarrer une vie et le lendemain venir être complice avec des gens qui n’ont aucun intérêt réel dans ce pays pour provoquer sa destruction. Je disais dans une intervention récente que la réconciliation doit absolument être basée sur la vérité pour que nous sortions tous définitivement guéris de cette douleur qui nous prend par les tripes et nous oblige de nous assoir et écrire ces choses. C’est le seul moyen que nous avons de nous exprimer et arriver à nous calmer un peu. Car pour nous, l’heure n’est plus à faire crépiter des armes pour tuer des victimes généralement innocentes alors que ceux qui mettent le feu, eux, sont très bien protégés ainsi que leurs enfants et les membres de leur famille étendue.

Il faut qu’on arrête donc de continuer à mentir, à justifier l’injustifiable, à donner des raisons qui ne tiennent pas dans ce qui se passe dans ce pays ou les communautés ont vécu en bonne intelligence jusqu’à l’arrivée dans les années 90 d’Alassane Ouattara sur la scène de la politique ivoirienne. En 1993, ce monsieur aurait respecté, sans sourciller, l’application des résolutions de notre constitution qui réglaient la succession après le décès d’Houphouët que ce pays ne serait jamais entre dans ce mauvais cycle. Tout part de là. Il faut aussi que cette vérité soit dite. Ce serait donc de l’ingratitude envers son propre pays qui a eu tant bien que mal à partager toutes les ressources à tous ceux qui y ont vécu, qui travaillaient librement, qui circulaient librement jusqu’en 2002, de dire aujourd’hui qu’on a rien bénéficié, qu’on a été des laisser pour compte, qu’on doit donc chasser toutes les personnes des autres régions qui se trouve sur son sol, les tuer ou être des indics pour les tueurs. Si on doit raisonner de cette manière, je crois que chaque région aura sa plainte à déposer sur la table et on allait avoir des surprises si on devait peser ce que chaque région ou communauté aurait véritablement bénéficié ou pas lors de l’évolution de notre pays. Bien sûr, tout n’a pas été parfait et on pouvait trouver les solutions et faire les réglages sans arriver à un tel niveau de destruction, de la cohésion sociale, matérielle, des structures étatiques, de l’application de nos lois et donc des fondements même de notre République, de la vie humaine etc. La cause de notre mal, nous la connaissons tous. Il suffit de prendre un peu de recul, de retrouver un peu de lucidité en se référant à l’histoire vraie de notre pays et non pas à celle qui est en train d’être falsifiée, pour que nous nous retrouvions de nouveau entant qu’ivoirien et trouvions la solution à notre problème car le véritable ivoirien ne sait pas garder rancune, il est fraternel et aime la vie et non pas la mort. Le véritable ivoirien oubliera ce mauvais épisode de son histoire pour sauver ce qui est essentiel pour lui, le seul pays qu’il possède et où il désire voir ses frères vivre véritablement ensemble de manière concrète et pas ce slogan qui n’est pas du tout appliqué par ses propres auteurs.

Ne soyons donc pas ingrats envers notre pays, nos frères qui n’ont aucune mauvaise pensée ou intentions a notre égards. Aimons vraiment notre Prochain comme nous même pour éviter le châtiment subséquent à la violation de cette loi divine. Jésus a dit de faire cela et nous VIVRONS. Quel sera donc notre sort à court, moyen et long terme si nous faisons le contraire donc ?

A bon entendeur !

Source: Kirikou – Infodabidjan.net

Publié dans Cote d'ivoire

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