Insécurité: Un hôtel attaqué, un mort!

Publié le par GUILLAUME DELLOH

 

Domicile de privé attaqué par un soldat en arme.
Domicile de privé attaqué par un soldat en arme.

Publié le vendredi 10 février 2012 | Soir Info - La poudre a tonné. Un mort et la désolation est là. Ce bien triste tableau est celui qui peint ce qui s'est passé, dans la nuit du lundi dernier 6 février, à l'hôtel « Enien », au quartier « Belle-ville »,

dans la commune d'Abobo. Selon ce qui nous a été rapporté, il est environ 23h, quand quatre individus font leur entrée dans l'établissement hôtelier. Bien entendu, personne ne s'imagine que ces hommes-là nourrissent de funestes ambitions. On les prend plutôt pour des clients sérieux, de qui il faut tout de suite s'occuper. Hélas, quand les employés de l'hôtel comprennent à quoi ils ont vraiment affaire, il est trop tard. Les faux clients brandissent des pistolets automatiques. K. G, le gérant de l'hôtel, et les autres employés sont maîtrisés. Puis, tous sont enfermés dans la salle de réception. Au même moment, le gardien des lieux, le nommé Ouattara Béma, qui ignore tout de ce qui se passe, quitte son poste dehors et gagne la cour de l'hôtel. Les gangsters qui le voient arriver, croient que l'infortuné est au fait de l'attaque et qu'il vient intervenir. Alors, deux des quidams sautent sur le veilleur de nuit. Ce dernier qui, dès cet instant, comprend tout, se défend comme un beau diable. Il met sérieusement en difficulté les malfaiteurs. Ces derniers retiennent alors qu'il n'y a qu'une seule façon de tempérer les ardeurs de ce dur à cuir. Usant donc de moyens disproportionnés, au regard de ceux du gardien qui n'a qu'une machette, dit-on, l'un des malfaiteurs tire à bout portant sur Ouattara Béma. Atteint d'une balle à l'oeil et de deux autres, à la tête, le gardien s'écroule. Son agonie est brève. Le malheureux est mort. Aussitôt après, les gangsters prennent la fuite. Dans leur course, l'un d'eux abandonne, à quelques mètres de l'hôtel, son tee-shirt couvert de sang. Et comme butin, ces bandits ont trois téléphones-portables et la somme de 25 000 F Cfa. Avait-on vraiment besoin de tuer pour cela ? La police, informée, s'est rendue sur les lieux pour le constat d'usage. Elle a ouvert une enquête, avec pour essentiel point, l'arrestation des meurtriers. En attendant, le corps sans vie de Ouattara Béma a été transférée à la morgue d'Anyama.

KIKIE Ahou Nazaire

Publié dans Cote d'ivoire

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