Human Rights Watch accuse : ''Ouattara ne tient pas parole'

Publié le par GUILLAUME DELLOH


L’organisation de défense des droits de l’homme Human Rights Watch a accusé le week-end dernier le chef de l’Etat ivoirien Alassane Ouattara de ne pas tenir sa promesse de lutter contre l’impunité.

«Plutôt que de créer une armée susceptible de respecter l’État de droit, M. Ouattara a décerné des promotions à des hommes qui étaient à des postes de commandement lorsque des atrocités étaient commises et qui devraient faire l’objet d’enquêtes au lieu de recevoir des récompenses », a dénoncé M. Daniel Bekele, directeur de la division Afrique à Human Rights Watch.
Ce qui a effarouché Human Rights Watch, ce sont les dernières promotions dans l’armée ivoirienne. Et notamment celles de deux chefs de guerre Martin Fofié Kouakou, nommé commandant de la compagnie territoriale de Korhogo, ville dont il était jusque-là le Com’zone et Chérif Ousmane, nommé commandant en second du groupement de sécurité présidentiel (Gspr). Ces deux personnalités sont accusées d’avoir commis de graves violations des droits de l’homme tant pendant le règne de la rébellion que durant la crise post-électorale. Depuis plusieurs mois, les organisations de défense des droits de l’homme n’ont eu de cesse de demander que les personnalités en question soient traduites devant la justice.
Le chef de l’Etat a toujours promis que tous ceux qui sont impliqués dans les massacres répondront de leurs actes. Mais la promotion de Martin Fofié Kouakou et de Chérif Ousmane sonne comme une récompense, ce que condamne Human Rights Watch. Il y a quelques semaines, Amnesty internationale dénonçait un « clivage » entre le discours et les actes de M. Ouattara.

Augustin Kouyo

Publié dans Cote d'ivoire

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