Côte d’Ivoire: un expert de l’ONU demande la liberté provisoire pour Simone Gbagbo

Publié le par Guillaume WANKOLE

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Un expert de l'ONU a demandé mercredi la liberté provisoire pour l'ex-Première dame ivoirienne Simone Gbagbo, détenue depuis deux ans dans son pays, et pour tous les prisonniers politiques, afin de relancer le dialogue national. - Copyright : AFP/Archives

Abidjan (AFP)

Un expert de l’ONU a demandé mercredi la liberté provisoire pour l’ex-Première dame ivoirienne Simone Gbagbo, détenue depuis deux ans dans son pays, et pour tous les prisonniers politiques, afin de relancer le dialogue national.

« Les détentions fragilisent tout le monde physiquement. Et effectivement elle semble physiquement fragilisée par ces deux ans de détention », a raconté Doudou Diène, expert indépendant de l’ONU sur la situation des droits de l’Homme en Côte d’Ivoire, qui a rencontré Mme Gbagbo à Odienné (nord-ouest), où elle est gardée.

Evoquant « l’acte symboliquement significatif » de la justice ivoirienne qui a mis en liberté provisoire quatorze responsables « liés à la crise postélectorale », il a demandé « que ce même principe soit appliqué à tous les détenus ».

Le but d’une telle mesure est de « permettre la relance du débat politique », selon l’expert de l’ONU, pour qui la liberté provisoire « doit être suivie de la mise en œuvre d’une justice équitable et impartiale ».

Quatorze personnalités proches de l’ex-président ivoirien Laurent Gbagbo, dont son fils Michel, arrêtées après la sanglante crise postélectorale de 2010-2011, ont obtenu en août une mise en liberté provisoire.

Détenue depuis la fin de la crise, Simone Gbagbo est poursuivie par la justice ivoirienne, notamment pour génocide. Elle est aussi sous le coup d’un mandat d’arrêt de la Cour pénale internationale (CPI), qui la soupçonne de crimes contre l’humanité.

Le 20 septembre, Abidjan a annoncé son refus de la transférer à La Haye, indiquant qu’elle devrait être jugée en Côte d’Ivoire.

Simone Gbagbo avait été placée en détention à Odienné après la crise de décembre 2010-avril 2011, liée au refus de son mari de reconnaître sa défaite face à Alassane Ouattara à l’élection de novembre 2010. Les troubles avaient fait plus de 3.000 morts.

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