Côte d’Ivoire : Alain Toussaint invite Ouattara à avoir «la victoire modeste »

Publié le par GUILLAUME DELLOH

Alain Toussaint sur I Télé le vendredi 17 décembre 2010  
Alain Toussaint sur I Télé le vendredi

PARIS – Alain Toussaint, conseiller du Porte-Parole du Président Gbagbo, a invité Alassane Ouattara, Président ivoirien installé par la coalition armée Licorne-ONUCI-FRCI, à avoir « la victoire modeste » au risque de « renforcer le front anti-Ouattara ».

Ouattara « doit accepter d’ouvrir un dialogue politique avec le président Gbagbo dans son intérêt et dans l’intérêt des Ivoiriens car la posture qu’il a adoptée ne peut que le mener dans une impasse », a-t-il soutenu.

Pour lui, la libération du Président Gbagbo est « un élément déterminant pour entamer » le processus de réconciliation. « Un signe fort qui montrerait que Ouattara est enfin disposé à s’engager dans la voie de la réconciliation », explique-t-il.

Selon plusieurs observateurs, les dernières décisions prises par Ouattara font penser à « un pouvoir autocratique qui traque les opposants ». Le Ministre Lazare Koffi Koffi, l’avait qualifié à la suite d’Affi N’Guessan, Président du FPI (parti fondé par Laurent Gbagbo) de « dictature rampante».

« On est poursuivi, vilipendé, toisé, apostrophé etc. si on rame à contre- courant de la volonté du pouvoir. Des titres de la presse libre sont quotidiennement traqués et des journalistes poursuivis», avait-il relevé.

Plus de 100 jours après le renversement du Président Gbagbo, le retour à un Etat de droit demeure hypothétique. Le Président Gbagbo et l’ensemble des prisonniers politiques sont toujours incarcérés sans aucun chef d’inculpation. Les manifestations et autres actions pacifiques se poursuivent pour demander leur libération.


Publié dans France

Commenter cet article

GUILLAUME DELLOH 01/08/2011 12:31



PARIS – Alain Toussaint, conseiller du Porte-Parole du Président Gbagbo, a invité Alassane Ouattara, Président ivoirien installé par la coalition armée Licorne-ONUCI-FRCI, à avoir « la
victoire modeste » au risque de « renforcer le front anti-Ouattara ».


Ouattara « doit accepter d’ouvrir un dialogue politique avec le président Gbagbo dans son intérêt et dans l’intérêt des Ivoiriens car la posture qu’il a adoptée ne peut que le mener dans une
impasse », a-t-il soutenu.


Pour lui, la libération du Président Gbagbo est « un élément déterminant pour entamer » le processus de réconciliation. « Un signe fort qui montrerait que Ouattara est enfin
disposé à s’engager dans la voie de la réconciliation », explique-t-il.


Selon plusieurs observateurs, les dernières décisions prises par Ouattara font penser à « un pouvoir autocratique qui traque les opposants ». Le Ministre Lazare Koffi Koffi,
l’avait qualifié à la suite d’Affi N’Guessan, Président du FPI (parti fondé par Laurent Gbagbo) de « dictature rampante».


« On est poursuivi, vilipendé, toisé, apostrophé etc. si on rame à contre- courant de la volonté du pouvoir. Des titres de la presse libre sont quotidiennement traqués et des journalistes
poursuivis», avait-il relevé.


Plus de 100 jours après le renversement du Président Gbagbo, le retour à un Etat de droit demeure hypothétique. Le Président Gbagbo et l’ensemble des prisonniers politiques sont toujours
incarcérés sans aucun chef d’inculpation. Les manifestations et autres actions pacifiques se poursuivent pour demander leur libération.