Ajournement du verdict du procès de Gbagbo par la CPI: Déclaration du Comité d’Action pour la Libération des Prisonniers Politiques Ivoiriens du 11 avril 2011 (CAL – AFFI)

Publié le par Guillaume WANKOLE

Par Correspondance particulière - Déclaration du Comité d’Action pour la Libération des Prisonniers Politiques Ivoiriens du 11 avril 2011
(CAL – AFFI).

Ajournement du verdict du procès de Gbagbo par la CPI: Déclaration du Comité d’Action pour la Libération des Prisonniers Politiques Ivoiriens du 11 avril 2011
(CAL – AFFI)

EXPOSE
Ce lundi 03 juin 2013, « la Chambre préliminaire I de la Cour pénale internationale (CPI), à la majorité, le juge Fernández de Gurmendi dissident, a ajourné l'audience de confirmation des charges et a demandé au Procureur de fournir des preuves supplémentaires ou de mener une enquête plus approfondie par rapport aux charges présentées contre Laurent Gbagbo, conformément à l'article 61 (7) (c) (i) du Statut.

Le Procureur devra présenter d'autres preuves pour les besoins de la confirmation des charges et un nouveau document contenant les charges au plus tard le 15 novembre 2013. La Défense a le droit de présenter ses observations sur les éléments de preuve du Procureur et de présenter des preuves supplémentaires au plus tard le 16 décembre 2013. Par la suite, les participants ont la possibilité de déposer des observations écrites finales. » in Le communiqué officiel de la CPI en version française

Le CAL-AFFI Constate
- Qu’après deux années d’investigation et d’enquête, en dépit de tous les moyens tant matériels qu’humain, avec l’appui des services et financements du pouvoir actuel en Côte d’Ivoire et de la Communauté Internationale - le Procureur n’a toujours pas pu apporter des preuves suffisantes à ses accusations contre le Président Laurent GBAGBO.
- Qu’en l’état le président Laurent GBAGBO demeure toujours en prison, retenu encore à la Haye alors que la CPI a déclaré insuffisantes les preuves contre lui.
- Qu’à la majorité des juges (deux contre un), qui n’ont ni confirmé, ni infirmé les charges, la CPI a par contre décidé de reporter le verdict en 2014, si l’on doit tenir compte du nouveau calendrier qui est établit.

Le CAL-AFFI Pense
- Que la CPI n’a pas dit le droit, étant entendu qu’on ne peut ni accuser sans preuve, ni maintenir prisonnier un individu sans raison valable, alors même que dans cette même affaire, aucune personnalité pro-Ouattara n’a été inquiété jusqu’ici ; et pourtant de ce côté-ci les preuves pertinentes ne manquent pas.
- Que de fait que la CPI vient de prendre une décision fortement politique, et qu’en reportant son verdict du 3 juin 2013, elle fait du Président Laurent GBAGBO un prisonnier politique aux mains de la communauté internationale.

Le CAL-AFFI Exige
- La relaxe immédiate du Président Laurent GBAGBO pour preuve insuffisante ou non constituées.

Le CAL-AFFI Rappelle
- Qu’en dehors du cas du Président Laurent GBAGBO, ils sont à ce jour plus de 700 prisonniers politiques qui croupissent dans les prisons ivoiriennes, dont notamment :
o Des personnalités politiques et d’Etat. On peut citer :
 Pascal AFFI N’GUESSAN, ex-Premier Ministre et Président du FPI ;
 Simone EHIVET GBAGBO, Vice-Présidente du FPI et épouse du Président Laurent GBAGBO ;
 Aboudramane SANGARE, Vice-Président du FPI, ex-Ministre et Secrétaire d’Etat ;
 Bro, GREBE, ex-Ministre sous Laurent GBAGBO ;
 Jean jacques BECHIO, ex-Ministre Sous Houphouet Boigny et soutien du Président Laurent GBAGBO ;
 Ble GOUDE Charles, ex-Ministre sous Laurent GBAGBO ;
 Etc.
o Des personnalités Civils et Parents du Président Laurent GBAGBO. On peut citer :
 KUO Téa Narcisse, ex- Chef du Cabinet à la Présidence ;
 Michel GBAGBO, Enseignant Universitaire et Fils du Président Laurent GBAGBO ;
o Des Personnalités Militaires et militaires de rangs. On peut citer :
 DOGBO BLE Bruno, General de Brigade ;
 DALEBA René, Médecin Colonel ;
 S/Lt ZAKRO Hervé ;
 Adjt Gosse Mathieu ;
o Nombreux civils et anonymes (Etudiants, Paysans, Coiffeuses, etc.)

- Que tous ces prisonniers politiques sont loin de leurs familles respectives et qu’ils vivent dans des conditions précaires de santé dans leurs différents lieux de détention ;

Le CAL-AFFI Appelle
- Les ONGs, les Panafricanistes, Les Ivoiriens à se mobiliser face à cette injustice et à demander partout il sera nécessaire la libération de tous les prisonniers politiques.

Fait à Paris, le 03 juin 2013

Pour le CAL – AFFI, Georges AKA, Président
claffi2011@gmail.com

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